Avant chaque formation, il y a un travail d’écoute afin de comprendre le terrain, les tâches et le niveau réel des participants. Vincent Zagula, training manager chez Altimum, coordonne la pédagogie de nos cinq centres et répond aux questions techniques des entreprises. Dans cet entretien, il explique comment une formation se réfléchit en amont.

 

En quoi consiste ton rôle de training manager chez Altimum, et qu’est-ce qui t’amène au contact des entreprises ?
Mon rôle consiste à assurer une qualité pédagogique homogène dans nos cinq centres. Je suis chargé de coordonner les formateurs, tout en gardant un œil sur le contenu des formations. Lorsqu’une entreprise nous contacte, je suis à même de répondre à ses demandes techniques, et par la suite m’assurer que la formation dispensée à son équipe corresponde à ses attentes.

 

Quand une entreprise te contacte pour la première fois, quelles sont les questions qui reviennent le plus souvent ?
Très souvent, la première prise de contact se fait par l’intermédiaire de Sylvie Fellmann, qui assure la gestion administrative et logistique des inscriptions. Je viens en deuxième ligne, pour répondre à des questions plus techniques. Les demandes les plus fréquentes portent généralement sur la pertinence de la formation choisie, sa durée et son lieu, mais aussi sur sa validité. 

 

Comment fais-tu pour identifier la formation adaptée à une équipe ?
Avant toute chose, il est indispensable de comprendre l’environnement et les tâches de l’équipe à former : la hauteur, le type d’espace, le matériel, la fréquence. L’expérience de l’équipe compte également beaucoup et peut nous amener à adapter de manière significative la formation dispensée. 

 

Au sein d’une même entreprise, les profils sont souvent variés. Comment fais-tu pour concevoir un parcours de formation adapté à toute une équipe ?
On essaie de regrouper les participants selon leur niveau réel plutôt qu’en fonction de leur ancienneté. Nos formateurs perçoivent très vite les différences de niveaux et savent réorganiser l’équipe à former pour que chacun puisse évoluer au mieux au cours de la formation.

 

Vaut-il mieux former ses équipes dans l’un des centres Altimum ou sur son propre site ?
Les deux options sont possibles, et chacune présente des avantages et des inconvénients. Chez Altimum, les installations ont été conçues pour permettre une progression pas à pas, dans un cadre très sécurisé, ce qui est idéal pour une première formation. La formation sur site, quant à elle, permet de s’entraîner dans l’environnement réel de l’équipe, avec ses propres installations et contraintes. Cette option a du sens pour une équipe déjà formée, qui souhaite consolider ses automatismes dans son propre contexte.

 

Les équipes de chantier sont souvent multilingues. Comment les formateurs d’Altimum font-ils concrètement en formation ?
Nos formateurs le sont aussi ! Chez Altimum, les formations sont dispensées en français, en allemand, en portugais… Par ailleurs, nous misons davantage sur la démonstration et la pratique que sur le discours. Une fois la partie théorique passée, la partie pratique s’appuie sur les gestes et les repères visuels, tout en adaptant son vocabulaire au besoin. Reformuler ou faire répéter le geste au participant permet de s’assurer que le message est passé, quelle que soit la langue.

 

Pourquoi avoir choisi de travailler en petits groupes ? Qu’est-ce que cela change pour les participants et pour l’entreprise ?
En petit groupe, chaque participant pratique sous nos yeux et répète les gestes jusqu’à ce qu’ils soient considérés comme acquis. Il est donc plus facile de repérer une manipulation à corriger, mais aussi de répondre aux questions des participants, qui se sentent plus libres de s’exprimer devant une audience réduite.

 

Altimum décrit sa pédagogie en trois étapes : savoir, savoir-faire, savoir-être. Qu’est-ce que ça donne concrètement sur le terrain ?
Le savoir concerne la connaissance des risques et la compréhension des règles en vigueur. La répétition du geste jusqu’à l’automatisme constitue le savoir-faire. Quant au savoir-être, il est indispensable sur le terrain : garder les bons réflexes de vigilance, communiquer avec son équipe… Ces trois étapes permettent d’offrir des formations solidement construites, qui restent utiles une fois que les participants sont de retour sur le terrain.

 

Quel retour les entreprises font-elles après une formation ?
Les équipes se sentent davantage concernées par la sécurité sur le terrain après une formation. C’est l’une des raisons pour lesquelles les recyclages sont recommandés, même auprès d’équipes déjà bien formées.

Combien de temps une formation reste-t-elle valable, et comment les entreprises peuvent-elles suivre ces échéances ?
La validité varie d’une formation à l’autre. Cette question est abordée dès les premiers échanges avec l’entreprise. Lorsqu’une équipe est composée de collaborateurs formés à des dates différentes, nous sommes là pour aider à y voir clair dans les échéances de chacun.

 

A quoi sert une journée de recyclage pour des professionnels déjà expérimentés ?
Les journées de recyclage permettent de mettre le doigt sur des habitudes qui s’écartent du geste juste, de prendre connaissance de l’évolution du matériel et des pratiques.

 

La formation et le matériel vont de pair. Comment Altimum accompagne-t-elle les entreprises dans la vérification de leurs EPI ?
Pendant les formations, nous sensibilisons systématiquement les participants à l’auto-contrôle de leur matériel. Nous encourageons vivement les entreprises à nommer un responsable EPI afin de superviser le bon fonctionnement du matériel, et ainsi la sécurité des équipes sur le terrain. 

Si une entreprise ne devait retenir qu’un conseil avant d’organiser la formation de ses équipes, lequel serait-ce ?
Les échanges avec les équipes permettent d’identifier les atouts et les besoins de chacun. C’est en comprenant qui sont les participants que nous pouvons proposer une formation ad hoc, tout en répondant aux obligations légales auxquelles les entreprises sont soumises.